Édition 2025

3000 spectatrices et spectateurs.
45 films projetés au cours de 24 séances.
Une trentaine d’intervenants, réalisateurs, scientifiques et pêcheurs, et autant d’échanges passionnants.
25 pays représentés, à travers les histoires de peuples du monde entier, des Tchoutches de Sibérie aux Lebou du Sénégal, des Petits Graviers du Finistère aux îliens du Québec…

La 17e édition du Festival s’est terminée dimanche 30 mars, après 11 jours d’émotions, de réflexions, de débats et de transmission. Cette année encore, le Festival a réussi le pari, grâce aux magnifiques films projetés, d’émouvoir et d’interpeller.

Merci à vous toutes et tous d’être venus partager ces beaux moments ! Merci aussi bien sûr à toute l’équipe qui s’est une nouvelle fois mobilisée avec engagement et bonne humeur ! Merci enfin à tous nos partenaires, pour leur soutien et leur fidélité, année après année.

Un palmarès 2025 à l’image du Festival : humaniste et vivant !
Dimanche 30 mars à Lorient, les 2 jurys de cette 17e édition ont dévoilé leur palmarès ; 10 films ont ainsi été récompensés. (Palmarès détaillé en bas de page)

Mais l’édition 2025 ne s’arrête pas là !

Du 1er avril au 1er mai, retrouvez LES ÉCHOS DU FESTIVAL sur KuB  ; une sélection de 6 films issus de la 17e édition, en accès libre et gratuit, pour poursuivre le voyage en images avec les gens de mer.

Questionner le monde par le prisme de la pêche

Par Jacques Cherel, Président du festival Pêcheurs du monde

La mer et la pêche font partie intégrante de l’identité lorientaise. Valoriser ces deux éléments, à travers un festival de cinéma est aussi nécessaire qu’indispensable. Pêcheurs du monde est ainsi né en 2008 à Lorient, avec, dès le départ, la volonté de promouvoir un milieu de la pêche respectueux.

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Programme

Catégorie archive
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Des sauveteurs et des hommes

Thierry Durand
Lundi 20 mars
18h30
Salle Tam Tam- Médiathèque de Lanester
Bénévoles ou professionnels, civils et militaires, ils sont les visages et les voix derrière les numéros d’urgence en mer

Aquamazonida

João Leite
Dimanche 19 mars 2023
17h
Cinéma des Familles - Groix
Périple du fleuve Amazone depuis son embouchure jusqu’à Manaus, au cœur de la forêt amazonienne.

Dremmwel

Pierre Vanneste
Vendredi 24 mars
Séance 10h
Salle Ricoeur
Regard sur la pêche et l’exploitation des espèces halieutiques

Austral

Benjamin Colaux
Jeudi 23 mars
Séance 20h30
Salle Ricoeur
Milton, Andrès et Guillermo affrontent la mer australe et ses dangers. Ils bravent le froid et les tempêtes pour aller à la rencontre de pêcheurs isolés à l’extrême sud du Chili.

Bruma

José Balado Diaz
Samedi 25 mars
Séance 20h30
Salle Ricoeur
À travers trois séquences sur la pêche au nord du Pérou, Bruma nous révèle le sacrifice, la ténacité et la fragilité humaine

Des dauphins et des hommes

Mathurin Peschet
Mardi 21 mars
20h
Riantec- salle audiovisuelle
Alerte sur l'hécatombe de dauphins communs échoués sur les plages.

Devenir marin pêcheur – Larguer les amarres

Claire Perdrix
Mardi 21 mars
20h
Ploemeur, Salle Port Blanc (Océanis)
Ils s’appellent Antonn, Mathis, Ibrahima et Tom. Ils ont entre 15 et 17 ans, un parcours scolaire chaotique et des rêves de grand large.

Du bateau à l’assiette, tracer la langouste

Karen Logan et Serge Raemakerrs
Samedi 25 mars
Séance 10h
Salle Ricoeur, Lorient
Comment faire face à l’effondrement des populations de langouste, au développement de la pêche illégale sous le contrôle des gangs?

Écoute le fleuve

Marie Lorin et Franck Guillemain
Vendredi 24 mars
Séance 13h30
Salle Ricoeur, Lorient
Des voix singulières de pêcheurs de Podor s’expriment face aux bouleversements autour du fleuve Sénégal.

Femmes capitaines

Phil Comeau
Lundi 20 mars
18h
Escale de Larmor-Plage, Espace culturel Les Coureaux
Pas besoin d’être un homme pour être capitaine. Marilyn Gauvin pêche le homard avec son père et son mari au Nouveau-Brunswick, Canada, mais souhaite devenir capitaine

Grand marin

Dinara Drukarova
Mercredi 22 mars
18h
Escale du Cinéville Lorient
Lili a tout quitté pour partir au bout du monde réaliser son rêve : pêcher sur les mers du Nord

Jours de pêche

Lucien Lepoutre et Benjamin Grinand
Lundi 20 mars
18h30
Escale de Lanester, Salle Tam Tam (médiathèque)
Au milieu de l'Océan, l’équipage d’un chalutier pêche sans relâche jour et nuit. La tâche est difficile et au milieu de cet univers assourdissant et loin du monde peuplé, l'équipage, infatigable, compense comme il peut.

La guerre du poisson – Bataille dans les eaux européennes

Philippe Lespinasse
Samedi 25 mars
10h
Salle Ricœur
Au large de l’Irlande, le Joseph Roty 2, un chalutier géant de Saint-Malo, construit il y a près d’un demi-siècle, avec un équipage international de 50 hommes...

Pêcheur professionnel, un métier passion

Franck Grangette et Corinne Russo
Jeudi 23 mars
20h30
Salle Ricœur
A la rencontre de Kevin Payet, pêcheur à La Réunion.

La pêche au thon, une espèce sous surveillance

Philippe Buston et Xavier Bartolini
Samedi 25 mars
10h
Salle Ricœur
La pêche au thon est un enjeu de l’économie de la mer en Nouvelle Calédonie.

La compétition

Les jurys

Séverine Vermersch, réalisatrice et présidente du Jury professionnel

 

Président du jury professionnel

Après ses études à l’INSAS, Séverine Vermersch réalise des fictions courtes en Bretagne et à Bruxelles. Autrice des documentaires Qui voit Ouessant, À L’ouest, Dans leurs yeux et La Bande du deux-neuf, elle est également intervenante à la FEMIS. Elle prépare actuellement son prochain film : Au revoir, à jamais, pour toujours, un joyeux manifeste sur l’amour à travers le temps.

Je vis avec la mer, son souffle, le temps des marées plutôt que celui de la montre. Elle est au bout de ma rue (et bientôt dans mon jardin… ça c’est plus inquiétant !) La mer est une ressource et un cosmos, elle est un monde de cinéma. Mais, comme tout ce qui est plus grand que nous, elle est difficile à filmer. Pendant mes études de cinéma, à Bruxelles, je me retrouvais toujours à la mer. Il fallait la voir, l’entendre, la sentir. Pour un film d’école j’ai embarqué à bord d’un remorqueur dans le port d’Anvers. Et puis, un jour, lors d’une rétrospective Jean Epstein à la cinémathèque Royale de Belgique, je me suis rendue compte que j’avais assisté à un moment exceptionnel quand j’étais enfant : une projection de Finis Terrae sur l’île de Ouessant où le film avait été tourné 40 ans avant. J’avais 10 ans au milieu de ces hommes et ces femmes qui parlaient fort, riaient, s’interpellaient, en reconnaissant leurs anciens sur l’écran. C‘était magnifique d’assister à ça, de les voir face à leur réel grâce au regard de ce poète venu d’ailleurs.

Epstein s’inspire d’un fait banal pour incarner le territoire tout en réinventant le cinéma. Il filme, amoureusement les gestes des goémoniers, les faisant jouer leurs propres rôles.

Donc on peut venir d’ailleurs, comme lui, et voir l’autre mieux que lui-même ? On peut raconter la pêche en filmant l’amour ? Epstein l’exprime bien mieux que moi : “il existe un rapport secret entre le voyageur et la terre qu’il parait choisir pour s’arrêter. Sur ce secret le cinématographe se penche”. Cette découverte a été décisive pour moi. Et j’ai fait mon premier vrai film : “Qui voit Ouessant”, un documentaire sur Epstein et sur cette île.

Quand je suis revenue vivre ici, dans le Finistère sud, je me suis tournée vers les marins. Quelle force et quelle passion les poussent à repartir, au delà du métier ? Quelle est leur vie entre eux à bord ? comment ils négocient avec les éléments ? J’ai embarqué sur un chalutier et j’ai filmé la vie à bord. Ça a été une expérience très forte. Puis j’ai voulu aller plus loin, voir ce que les marins au long cours ont vu et que je ne verrais jamais. J’ai collecté leurs films amateurs et réalisé “Dans leurs yeux”, une odyssée maritime où l’on voit ces hommes, à l’instar d’Ulysse, grandir au fil de leurs traversées sur les océans.

Le cinéma et la mer sont indispensables à notre vie matérielle et à nos imaginaires. Mais voilà, les deux sont menacés. Le Festival Pêcheurs du monde fait acte de résistance en nous montrant sur grand écran des hommes et des femmes du monde entier, travailleurs de la mer, ouvrières d’usines, des anonymes qui se battent humblement, parfois au risque de leur vie, sans défis ni gloriole, pour se -et nous- nourrir, tout en préservant notre bien commun.

Je suis très fière de participer à ce festival qui nous fait lever les yeux vers le haut pour découvrir et honorer des regards et des récits puissants sur un tropisme qui nous concerne tous, au delà de nos frontières. Pendant ces quelques jours au moins, partageons ensemble et dans le noir, ce “sentiment océanique”, d’appartenir au flux et au reflux du monde.

Laurence Forin, directrice du cinéma Le Paradis, Quiberon

Originaire de Bourgogne, Laurence Forin s’installe à Paris où elle obtient une double maîtrise en histoire et en audiovisuel. Après avoir travaillé sur plusieurs tournages de long-métrages en région parisienne et avoir été agent de comédiens et mannequins, elle quitte la capitale pour la Bretagne et s’installe sur la presqu’île de Quiberon. En 2015, elle prend la direction du cinéma municipal Le Paradis. Elle y a créé le Festival Grand West en 2020, dédié aux Indiens d’Amérique du Nord. Elle est parallèlement correspondante de presse pour le quotidien Le Télégramme

 

Gérald Hussenot, consultant en pêche et aquaculture durable

Diplômé d’Etudes Supérieures de Sciences Economiques et de l’Institut des Hautes Etudes Internationales, Gérald Hussenot Desenonges voue sa carrière au monde de la pêche : à Lorient, au sein du Groupement Professionnel des Armateurs à la Pêche de LORIENT et d’ETEL, puis à Rennes au Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Bretagne, en tant que Secrétaire Général jusqu’en en 2014. Jusqu’en 2019, il préside l’ONG de développement durable : « Blue Fish », puis devient président de la Fondation « Blue Fish Europe ». Gérald Hussenot Desenonges est également membre actif du Collectif Pêche et Développement et du Comité de rédaction de la lettre des Amis du musée de la Compagnie des Indes.

 

Claire Laspougeas, coordinatrice de projets liées à la pêche professionnelle

La mer et les hommes… D’abord en éducation à l’environnement, puis dans le milieu de la pêche professionnelle (Comités des pêches), Claire Laspougeas a toujours travaillé pour la préservation d’un équilibre durable entre l’homme et le milieu marin. Actuellement en poste au Parc naturel marin d’Iroise, elle travaille sur les thématiques de pêche professionnelle au sein de cette aire marine protégée de la pointe bretonne.

Laurence Ansquer, productrice

Fruit du métissage entre le pays Bigouden et le Cap-Sizun dont elle s’éloigne pour suivre des études en sciences sociales, Laurence Ansquer débute sa vie professionnelle dans le milieu de l’éducation populaire. La culture sera un outil pour créer des ponts ; comprendre le monde pour agir… Sur l’un de ces ponts, elle croise l’équipe du Festival de cinéma de Douarnenez, le temps d’y découvrir la force du collectif et le pouvoir du cinéma documentaire. A partir de 2008, elle rejoint Tita Productions et produit une quarantaine de films, dont El Velador (Quinzaine des Réalisateurs 2011), Un Paese Di Calabria (Primé Visions du Réel 2016), Congo Luncha (Prix Albert Londres 2019), L’Or des Mac Crimmon ( Festival International Images de Sons 2021 ), La Tribu des Dieux (FIPA 2021)…

Hoël Carof, patron de pêche

Originaire du Morbihan, Hoël Carof découvre le milieu de la pêche professionnelle dès l’âge de 8 ans. Il s’engage rapidement dans cette voie en rejoignant le Lycée Maritime à l’adolescence. Son Cap Matelot et son Capitaine 200 Pêche en poche, il sort de l’école et travaille sur plusieurs chalutiers lorientais. A 20 ans, il embarque en tant que capitaine sur des bateaux de transport de passagers pendant 2 ans. De retour dans le Morbihan, il est désormais patron armateur de 2 fileyeurs de 12m en pêche côtière.

Sébastien Thiébot, réalisateur et président du Jury Jeune

Depuis 20 ans, Sébastien explore le monde maritime à la rencontre de ceux qui vivent en lien étroit avec le littoral. Il débute à Lorient en 2000, collabore dix ans avec l’émission Thalassa et réalise aujourd’hui des documentaires sur la mer, ses pêcheurs, scientifiques ou historiens. À travers ses films, il donne la parole à ceux qui racontent cet univers en constante évolution. Sa curiosité et son désir de témoigner avec justesse d’un monde en mutation sont le moteur de son travail.

Pour l’édition 2025, il accompagne les lycéens du lycée Dupuy de Lôme, du lycée Maritime d’Etel et des étudiants d’horizons divers, dans leur expérience de jurés.

Les lauréats 2025

Prix Chandrika Sharme

DEMAIN AU BOULOT

Liza Le Tonquer
Les conserveries de Douarnenez 100 ans après...
Mention Spéciale du jury Jeune-Catégorie Long métrage

SAMUEL ET LA LUMIERE

Vinícius Girnys
Samuel, 5 ans, assiste à l’arrivée de l’électricité qui transforme son paisible village de pêcheurs de la Costa Verde, Brésil
Prix des Collégiens

FELIX CONTRE LE RESTE DU MONDE

Justine Morvan et Kevin Nogues
Félix a 16 ans, breton, attachant et irrévérencieux, déterminé veut devenir marin pêcheur.
Mention Spéciale du jury Professionnel et du jury Jeune- Catégorie Court métrage

CHALUTS EN PERILS

Mathurin Peschet
Vraie plongée sans filtre à bord d’un chalutier du Guilvinec, Le Magellan. Dix jours rythmés par les remontées de chaluts

UNTIL THE END OF THE WORLD (Jusqu’au bout du monde)

Francesco De Augustinis
Dans le monde entier, des communautés se mobilisent contre le développement des élevages industriels marins, de saumon, de daurade, etc. L’auteur nous mène de l’Italie au Sénégal, de la Grèce à l’Espagne et au bout du monde, en Patagonie chilienne.
Prix du jury Professionnel et du jury Jeune- Catégorie Long métrage

KOKA

Aliaksandr Tsymbaliuk
Sur la côte de la mer de Béring, au pays des Tchoutches, un père et son fils vivent de la pêche et de la chasse à la baleine
Prix du Public

LA BAIE DE REINETTE

Régis Croizer
Renée Michon est pêcheuse à pied dans la Baie de Somme où elle récolte coques, vers ou plantes comestibles.
Prix du jury Jeune- Catégorie Court métrage

A SALMON NATION (La nation du saumon)

Arthur Neumeier
En Islande, une méthode industrielle d'élevage de saumons menace de détruire l'une des dernières régions sauvages d'Europe.
Prix du jury Professionnel- Catgéorie Court métrage

DAUGHTER OF THE SEA (Fille de la mer)

Nicole Gormley et Nancy Kwon
Après avoir quitté l’île isolée de Marado, en Corée du Sud, Jaeyoun déprime.