AVENTURIÈRES
SPECTACLE
« Théâtre, marionnette, documentaire, récit… images manipulées, papiers sculptés, photographies animées… sont nos supports pour raconter. Pour partager le réel, les histoires. Pour rencontrer et faire se rencontrer le monde. Apprendre et transmettre.
On t’a vu sur la pointe, dans « L’Or des mers », un des poèmes bretons de Jean Epstein, c’est une réplique récurrente. Touchés par ce cinéma d’il y a déjà presque cent ans, qui dit ses premiers mots et qui, fabriqué avec les habitants des îles bretonnes, quitte le confort des studios pour s’immerger dans l’imprévu et le vivant. Capturer et transmettre le merveilleux au sein du réel. Transmettre le réel au détour d’une fiction. Nous avons choisi cette réplique comme emblème de notre démarche artistique.
Et puis, la pointe, c’est le point d’équilibre instable d’où l’on commence à faire des choix pour créer, et d’où l’on s’élance ensuite face au public pour raconter. Au bord des rivages, nous nous lançons plein de désirs fous dans l’étendue des possibles. »
Écriture : Anne-Cécile Richard et Antoine Malfettes / Mise en scène : Antoine Malfettes / Interprétation : Anne-Cécile Richard / Création et régie lumière : Sébastien Lucas / Création et régie son : Ronan Legal / Production : On t’ a vu sur la pointe
Coproductions, résidences, soutien : Centre culturel Athena, Auray (56), Le Strapontin, Pont-Scorff (56), L’Hectare – Territoires vendômois, CNMA (41), L’Echalier – Atelier de Fabrique Artistique – Saint-Agil (41) , Salle Arletty, Belle-Île-en-mer (56), Lycée Maritime et Ville d’Etel (56), Festival Pêcheurs du monde (56)
Aide à la création : DRAC Bretagne et Région Bretagne
On t’a vu sur la pointe est soutenue pour ses actions en faveur d’une égalité réelle entre les femmes et les hommes par le Préfet du Morbihan (56)
A partir de 12 ans
Gratuit, réservation conseillée auprès de la médiathèque Elsa Triolet au 02 97 89 00 78 (jauge limitée)

Pourquoi certains métiers semblent encore réservés aux hommes ?
Après avoir exploré dans Héroïnes la place des femmes dans l’agriculture, Antoine Malfettes et Anne-Cécile Richard ont voulu prolonger leur questionnement sur l’invisibilisation des femmes et leur difficulté d’accès à certains métiers. Dans Aventurières, nous suivons le destin de Jeanne. Dans sa famille, on a toujours été fille ou femme de marin, mais on n’a jamais pris la mer en tant que femme marin. Un interdit tenace brisé par sa mère Léone, qui est devenue “marin-pêcheur” malgré les regards torves et les tempêtes familiales. Aujourd’hui, Jeanne se demande si elle va reprendre le bateau familial et embarquer à son tour. Elle va alors interroger le parcours de femmes qui ont pris la mer et tenter de briser les plafonds de verre.


